Les larmes ont un trajet bien organisé : elles humidifient l’œil, puis s’évacuent par de petits orifices au coin interne des paupières (les points lacrymaux) avant de rejoindre le nez. Quand ce “circuit” se bouche ou se rétrécit, le symptôme le plus fréquent est le larmoiement (l’œil coule), parfois accompagné d’infections répétées. À la Clinique Les Oliviers d’Ophtalmologie à Sousse en Tunisie, la chirurgie des voies lacrymales vise un objectif simple : rétablir un drainage efficace tout en protégeant l’œil et en améliorant le confort au quotidien.
Chirurgie des voies lacrymales
Quand suspecter un problème des voies lacrymales ?
Un œil qui pleure n’est pas toujours un “problème d’évacuation”. Une sécheresse oculaire, une allergie ou une irritation peuvent aussi provoquer un larmoiement réflexe. La différence se fait à l’examen. Lorsque les voies lacrymales sont en cause, les signes sont souvent répétitifs et surtout unilatéraux (un seul œil).
- Larmoiement chronique (épiphora): Surtout au vent, dehors, ou sans irritation évidente.
- Écoulement ou “collage”: Au réveil, sécrétions, gêne au coin interne.
- Infections répétées: Inflammation du sac lacrymal, rougeur douloureuse.
- Gonflement près du nez: Au coin interne : nécessite une évaluation rapide.
Le bilan avant la chirurgie
La réussite dépend d’abord du diagnostic. Nous cherchons où se situe l’obstacle (point lacrymal, canalicules, sac lacrymal, canal nasolacrymal) et pourquoi il existe (inflammation, rétrécissement, séquelles, etc.). L’examen en consultation peut être complété par des tests de perméabilité et, si nécessaire, une imagerie.
- Examen des paupières: Position des points lacrymaux, qualité de la fermeture.
- Tests de drainage: Pour vérifier le passage des larmes.
- Plan sur-mesure: Une technique différente selon le siège de l’obstruction.
Quelles techniques chirurgicales pour les voies lacrymales ?
Il n’existe pas une seule chirurgie “standard”. Le choix dépend du niveau du blocage et de votre situation. Parfois, un geste simple suffit. Dans d’autres cas, on crée une nouvelle voie de drainage. L’objectif reste le même : faire circuler les larmes au bon endroit, durablement.
Dilatation de la voie lacrymale: cas de sténose partielle
Lorsque l’entrée du système est trop étroite ou partiellement obstruée, on peut élargir ou restaurer le passage. Selon les cas, une intubation par petit tube de drainage temporaire aide à maintenir l’ouverture pendant la cicatrisation.
- Ouverture/élargissement: Pour faciliter l’entrée des larmes dans le système.
- Intubation: Petit tube de drainage temporaire pour stabiliser le résultat.
Créer un nouveau canal: cas de sténose complète
Lorsque l’obstruction se situe plus bas (entre le sac lacrymal et le nez), la technique de référence consiste à créer un nouveau canal vers la fosse nasale afin de contourner le canal bloqué. L’objectif est de rétablir un “chemin” fonctionnel, tout en limitant la récidive.
- Création d’un nouveau drainage: Contourner l’obstruction et permettre l’évacuation vers le nez.
- Suivi essentiel: Contrôles + soins pour optimiser la cicatrisation.
Est-ce que l’opération laisse une cicatrice ?
Cela dépend de la technique retenue et de la localisation du geste. Dans tous les cas, l’objectif est de privilégier un résultat confortable et durable, avec un rendu le plus discret possible.
Suites opératoires et récupération
Les suites varient selon le type de geste. Une gêne au coin interne, un larmoiement transitoire ou une légère rougeur sont possibles. Des collyres et/ou soins locaux peuvent être prescrits. Si un petit tube a été mis en place, il est généralement temporaire et retiré selon le protocole.
- Gêne légère: Souvent modérée et passagère.
- Traitement local: Collyres/soins selon ordonnance.
- Contrôles programmés: Pour valider la perméabilité et adapter le suivi.
- Consultez rapidement si…: douleur importante, fièvre, rougeur intense, baisse de vision, écoulement épais.
Questions fréquentes
Pourquoi mon œil pleure alors qu’il est “sec” ?
Une sécheresse oculaire peut déclencher un larmoiement réflexe (l’œil fabrique des larmes en réponse à l’irritation). Le bilan permet de distinguer une sécheresse d’un problème d’évacuation… ou la combinaison des deux.
Le traitement est-il toujours chirurgical ?
Non. Si la cause est une irritation, une allergie ou une sécheresse, le traitement est médical. La chirurgie est discutée surtout quand il existe une obstruction anatomique ou des infections répétées.
